16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 15:50

 

 

 

 

J'ai été très peu présente ces derniers temps voire absente. Depuis 5 semaines je ne me connecte pas tous les jours et quand je le fais c'est juste quelques minutes. Donc je ne suis quasiment pas allée sur vos blogs et n'ai pas répondu à tous les messages je pense. J'en suis désolée.

 

Me revoici donc. Envoyer un coucou, des bisous de Miami, Tokyo, Zanzibar ou New Yok c'est d'un banal !!!!!! J'aime l'originalité ;-).

Je n'ai pas posté de photo car je pense que c'est un lieu que vous connaissez. C'est extrêmement touristique toute l'année avec parfois un petit pic l'hiver. Voyage simple, sans le stress d'être oubliée sur le quai ;-), et séjour très peu coûteux. Voici des avantages non négligeables.

 

Bon, quelques nouvelles tout de même. La neige a fondu mais les mauvaises nouvelles ont continué de pleuvoir. J'avais 2 métas vertébrales supplémentaires  dont je vous ai parlé. Il s'avère que j'ai 6 ou 7 métas vertébrales et non 4. Le TEPscan a montré que les métas connues fixaient plus, donc plus clairement que mes cellules cancéreuses sont hyperactives. Je crains parfois le burn-out pour elles mais elles ne m'entendent pas. Pi après tout à chacun ses problèmes.

Le TEP a montré également 2 localisations iliaques. Pas d'examen supplémentaire pour vérifier car le traitement sera le même de toute façon.

Donc changement de traitement, tant d'agitation sous chimio étant assez alarmante.

 

Mardi, mon médecin est passé. Dossier à remplir avec, certes, le certificat médical mais aussi les derniers compte rendus. Je lis donc le dernier courrier de ma cancéro. Énumération des métas et je vois "multiples lésions osseuses au niveau du corps de sternum". J'ai été quelque peu surprise, j'avoue. Élément dont je n'avais pas connaissance et qui me fait passer à plus de 10 métas. 

"Va falloir vous calmer les miss!!!"

 

Mais le soleil revient, c'est bon pour le moral parait-il. J'ai envie de me balader. J'adore la mer et je me vois me promener sur la plage, sous le soleil, cheveux au vent.

Et merde, j'avais oublié que je ne peux plus marcher et que j'ai la boule à zéro. Mais quelle gourde je suis!

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:50

 

 

 

 

A peine sortie d'une vilaine gripette, c'est sans grand enthousiasme que j'ai débuté cette semaine, semaine de bilan.


Lundi, premier examen. IRM du bassin et du rachis. La taille des deux métas vertébrales découvertes en septembre a doublé et une petite copine les a rejointes. Cette annonce fut brutale, j'ai failli avoir les larmes aux yeux mais non. Je ne suis pas une grande expressive. Je pense rester quasiment de marbre lors de ces annonces difficiles. Le sentiment que j'exprime le plus facilement et le mieux, je n'en suis pas fière, est la colère. De temps en temps, j'en ai marre de cette « vie », de ces maladies qui s 'acharnent, du sentiment de perte et de manque qui me ronge, et j'envoie tout balader. Ceci plusieurs fois dans l'année.

 

Ce lundi midi, j'ai encaissé comme toujours. Un grand vide s'est installé en moi. La noirceur, toujours prête à foncer, s'y est engouffrée. Mon coeur de battre a cessé mais n'a pas pleuré.

 

Ce lundi après-midi, il a neigé et incroyablement venté. Extérieur blanc, intérieur noir, si noir. Grande tempête la nuit suivante faisant écho à l'agitation qui m' habitait. Le lendemain, tout était blanc, il y avait des congères d'1m50 à certains endroits. Mes filles étaient chez ma mère, dans un village à 3 km. L'après midi mon mari est allé les chercher, obligé de faire la moitié de la route à pied. Quand il est parti, il neigeait et le vent s'est remis à souffler. Lorsque ma petite famille est partie de chez ma mère, le vent est soudainement tombé. Je les ai vus arriver, il ne neigeait plus, pas un grain de vent.

J'ai regardé à la fenêtre avec une envie de retenir mon souffle devant cette immensité blanche et silencieuse.

La vie s'est arrêtée. Nous avons passé ces 48H, bloqués à la maison, avec la sensation de vivre hors du temps, loin du monde. Les établissements scolaires sont fermés depuis lundi. Une parenthèse s'est ouverte. Je n'ai rien fait sans une once de culpabilité, de remords. J'ai beaucoup joué avec mes miss, sur l'ordi, l'ipad. J'ai regardé la télé, lu très tard. Tout ceci n'est guère éloigné de ma vie quotidienne, mais nous étions ensemble. Ce fut une cascade de moments de bonheur, de rire. Bien sûr, il ne fallait pas que je reste inoccupée car la réalité revenait bien vite. Mais je ne l'ai pas laissée entrer, s'installer.

 

Nous sommes jeudi. Mon mari a pu aller travailler cet après midi. Il a fallu que je retrouve un peu la vraie vie: beaucoup de rdv à prendre, de démarches à faire. Je sens que la parenthèse va se refermer. Demain je passe un scanner, la poursuite de mon bilan. Ma grande miss va tenter d'aller au lycée. J'ai eu 3 jours sans examen et la vie extérieure s'est arrêtée, pour me laisser le temps d'encaisser. J'étais abattue lundi, évidemment! Ces trois jours en contact non stop avec ma famille m'ont redonné de l'énergie et, surtout l'envie de continuer à vivre et de me battre.

 

Ce lundi, il a neigé et j'ai froid.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 16:57

 

 

Cet article est rédigé depuis plusieurs semaines, suite à un coup de fil à une amie. Il m'a été facile de l'écrire dans la foulée et beaucoup moins de le poster. Dès le début de ce blog j'ai nommé mes deux maladies, conté des consultations difficiles ou des situations cocasses. Je pense que même si vous parvenez à lire entre lignes, il est impossible de savoir où j'en suis, ce que je vis. Aussi voici un "état des lieux". Oh que ce terme est laid, je vous l'accorde, mais quand il s'agit de parler de moi, de ma vie, galère très souvent, je ne trouve pas les mots. Voici donc cet article:

 

 

 

Hier, en fin d'après-midi j'ai téléphoné à une amie. Je n'avais donné aucune nouvelle depuis septembre. Septembre, mois de mon bilan et découverte des nouvelles frasques de mon cancer.

 

Comme je l'ai dit dans mes premiers articles, j'ai une sclérose en plaques de forme progressive, je vois fondre mon périmètre de marche et ai d'autres symptomes invalidants.

Et ce cancer, découvert il y a une dizaine d'années.

 

Donc chir, 3 FEC 100, radiothérapie, 3 FEC 100. Le temps de récupération a été assez long c'ai j'ai terminé par une aplasie sévère (100 globules blancs, anémie..)

 

1 an 1/2 après première méta : un ganglion axillaire. Ablation de ce ganglion, cures de taxol et 30 nouvelles scéances de radiothérapie.

 

1 an ou peut etre 2 après, de nouveau décidée à retravailler, je vois ma cancéro qui me propose un TEPscan, juste pour vérifier que tout va bien. Résultats: 2 métas osseuses et 2 métas pulmonaires. Cures de Taxotère, puis de navelbine. Au milieu de tout cela j'ai ai été convoquée par le comité médical pour une reprise professionnelle éventuelle. C'était la première fois que je voyais un médecin, les décisions précédentes ayant été prises sur dossier. Ce médecin m'a demandé si je pouvais reprendre, à ce moment là ça me parassait impossible alors j'ai dit non. Je ne savais pas vraiment quelles conséquences auraient ce "non". J'ai reçu un papier quelque temps après sur lequel il était écrit, de façon manuscrite, en gros et en rouge "Inapte au travail de façon définitive".

 Une belle baffe en pleine gueule !

 

Ensuite mon cancer ne m'a jamais vraiment laissée en paix. Batterie d'examens 2 fois par an et ajustement du traitement si besoin.

 

En septembre dernier, IRM du bassin: méta osseuse de 56mm stable, scanner thoracoabdominopelvien: petit ganglion abdominal stable, métas pulmonaires calcifiées. C'est avec tous ces résultats que j'ai revu ma cancéro. Restait le TEPscan dont j'allais avoir les résultats pendant la consult mais tous mes exames étant rassurants, j'étais confiante.

Et, résultats du TEP: a priori 3 nouvelles localisations, 2 vertébrales et 1 hépatique. Donc 2 nouvelles IRM à passer: 2 métas vertébrales mais pas de localisation hépatique. Ouf! comme quoi tout est relatif.

 

Donc changement de chimio. Dommage car je supportais le Xeloda plutôt bien par rapport aux autres. Me voici donc de nouveau des jours entiers sous la couette après mon traitement et ne sachant jamais quand je vais le refaire car mes globules blancs ont énormément de mal à remonter. Si ce traitement massacre les cellules cancéreuses aussi bien que les autres alors tout va pour le mieux.

 

J'ai relaté ce mois à mon amie, mais de façon plus étoffée. Peu de temps après le coup de fil, je n'avais vraiment pas la forme. Remuer la "merde" ça fait mal. Je vous conte ceci parce que là je peux le faire et surtout pour que vous puissiez comprendre certaines de mes réactions ou de mes réflexions. Je peux me gausser parfois de la maladie, tourner une situation en dérision. Dans la vie quotidienne je suis souvent très cynique...... ou seulement réaliste?

Souvenez vous de la description de mon parcours épique pour avoir une nouvelle chambre implantable, qui essaie, cette sournoise, de m'implanter dans la chambre. Je pense qu'il faut pouvoir se moquer de certains maux ou situations, en tout cas c'est indispensable pour moi, sinon la maladie nous envahis. Il est clair que cette compagne sera à mes côtés en permanence. Parfois elle amène des amies, bien noires elles aussi. Des liens se tissent inévitablement mais cette compagne n'est pas mon amie, j'apprends seulement à vivre avec elle. Parfois, on a des moments de rupture, ça c'est merveilleux. Je prends ma valise, ferme la porte et la laisse derrière. Be oui, Dame Maladie, je prends des vacances moi!

 

 

 


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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 16:57

 

 

 

 

J'ai souvent des idées pour de nouveaux articles, je commence et.....ne parviens plus jamais à terminer. Ce n'est pas l'envie qui me manque mais j'ai l'impression de chercher ma voie. Je me retrouve parfois bloquée car je suis empêtrée dans un tas de "règles". Quand j'ai crée ce blog il m'a été conseillé de ne pas multiplier les thèmes. Celui-ci serait donc centré sur la maladie.      

 

 Mon premier désir était de partager mon vécu souvent douloureux et peut-être permettre à d'autres patientes de se sentir moins seules face aux "agressions" médicales multiples. Partager aussi des astuces pour mieux supporter les chimios ou des ébauches de solutions face à des problèmes professionnels, sociaux..... à oublier, sujets éculés sur le net.

 

Déposer ces récits m'a permis de ne plus ressasser les réflexions blessantes. J'ai toujours une petite pensée pour mon chir aux doigts de fée, qui m'a massacrée car j'ai mal en permanence. Je sais, maintenant, que je ne me laisserai plus maltraiter par un médecin.

La catégorie "médecins maltraitants" est donc "fermée". Bien sûr, si d'aventure un nouveau Dr Trash venait à....me taquiner et je vous conterai mon combat.

 

Je n'ai pas toujours envie de relater mes "soucis", j'ai aussi envie de partager mes lectures, des photos, des films que j'ai aimés... Devrais-je créer un blog pour chaque thème? J'ai déjà beaucoup de mal à être régulière sur ce blog.....

 

Ma tête est un immense "fourre-tout" pourquoi n'en serait-il pas ainsi de mon blog? Je me dis "c'est TON blog et tu en fais ce que tu veux!". Pas faux mais pas si simple.

 

J'ai eu le sentiment d'être piégée, victime de mes pseudo-règles, c'est vrai, mais je me suis carapatée pour mieux revenir vers vous et maintenant "Help!!". Que faire, comment faire? Je sais qu'il m'appartient de trouver une solution mais vos avis de blogueuses expérimentées seront les bienvenus.

 

J'étais quelqu'un de très organisé, très carré. Tout était bien rangé dans ma petite tête, la tête seulement car j'étais une bordélique. Il y avait un hall d'accueil pour chaque idée, info, sentiment......beaucoup de portes derrière lesquelles se trouvaient des tiroirs, des boites. Chaque chose à sa place. Il y avait une porte "à jeter" et ma mémoire passait tous les jours faire le ménage......... Oh ce n'était pas parfait, il y avait une fugueuse, Dame Tristesse, qui a fini par trouver sa place, tapie dans un coin du hall. La catégorie "médecins maltraitants" est rangée dans une malle que la poussière recouvrira peu à peu j'espère. Pour le reste, c'est le vrai bazar dans ma petite tête, inimaginable!

 

Les portes claquent, restent ouvertes et mes idées s'entrechoquent. Combien d'idées et leurs contraires se baladent impunément bras dessus, bras dessous. Chacune y va de son  avis sur certains de mes comportements, sentiments ou encore critiquent d'autres idées, ben voyons!. Dame Tristesse a été rejointe par Dame Solitude et Dame Souffrance. Quel trio! Elles errent dans le hall et me hante. Pas mal aussi, la porte "passé" qui reste souvent ouverte, des courants d'air et paf n'importe quel tiroir s'ouvre. Et une image, un sentiment, un moment s'imposent à moi et ça fait mal. Cela fait très mal car je ne suis plus la même. Les moments heureux sont immédiatement teintés de tristesse, de nostalgie car ils appartiennent vraiment au passé. Comment les revivre si l'être cher n'est plus là, si je ne peux plus marcher, si je n'ai plus d'énergie plombée par ma SEP et mon cancer......là où j'ai tout faux c'est que ça fait si mal car je suis restée la même dans la tête et qu'on ne peut jamais revivre le passé.

Il faudrait qu'enfin je tourne la page, que dis-je que je ferme le livre et que j'apprenne à vivre avec ces maux, ces handicaps, ces absences. Ne pas me dire devant une situation, si j'avais mes jambes, si..........et me pourrir des instants qui seraient très beaux si j'inversais le processus. Je suis là, je n'ai pas....., je ne peux pas.......c'est bon j'ai compris! alors maintenant j'essaie de profiter, juste autrement.

 

 

 

 

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 15:48

 

 

 

 

Tout d'abord merci d'être là. Je suis admirative devant votre persérance, votre assiduité. Je vois que vous passez régulièrement sur mon blog qui peut rester des mois sans un nouvel article. J'en ai écrit un il y a quelques semaines que j'ai vite retiré car trop confus. Peut-être l'avez vous lu. Je l'ai scindé en deux articles un peu remaniés car ce long article a fait son bonhomme de chemin dans ma tête. J'y vois un peu plus clair.

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demoisellelibellule
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:08

 

 

 

 

Nous sommes partis cet été, comme chaque année à Arcachon. Deux semaines en famille en prenant soin de ne pas mettre les soucis dans la valise.

 

Nous prenons un TGV direct pour Bordeaux tôt le matin. Pas par choix, je suis une couche tard et partir si tôt signifie 3H de sommeil environ. Mais je peux dormir quelques heures dans le train allongée sur deux places contiguës. En arrivant ma petite famille va faire les courses, je vide les valises, me repose un peu. Le samedi soir tout est fini et les vacances peuvent commencer.

 

Tout ceci suppose un minimum d'organisation. Je téléphone à la SNCF,  dès l'ouverture de la vente des places pour être sure d'avoir les places désirées. J'ai recours au service "accès plus" car je pars avec mon scooter électrique

(scooter pour PMR). Je peux dans un instant de pure folie le pousser à fond et rouler à 6km/h. 

 

Donc comme d'habitude endormie vers 3H et debout à 6H. Trajet en voiture jusqu'à la gare et je n'ai qu'une hâte: monter dans le train pour retrouver les bras de Morphée.

Nous arrivons donc avec un peu d'avance pour que je puisse être prise en charge. Un jeune homme m'accompagne sur le quai et va chercher la plate forme pour charger le scooter et moi par la même occasion ;-). je ne voudrais surtout pas abandonner mon petit scooter.

 

Le TGV arrive. Le charmant jeune homme amène la plate forme. Les passagers montent dans le wagon, ce qui assez inhabituel car en général je passe la première. Donc mon mari, ma petite miss sont dans le train et là.......sans aucun avertissement les portes se ferment et.... le train part. Je vois mon mari me regarder l'air ébaubi. Ahuri m'était venu immédiatement à l'esprit mais je trouve que ce mot a souvent une connotation péjorative. Bon j'arrête avec mes blabla à la....noix. C'était tout à fait comme dans les films, mon mari scotché à la vitre, l'air désespéré ne me quittant pas du regard. Je ne pouvais bien sûr pas suivre le train en courant mais j'étais désemparée également, seule, sur mon scooter. Snif quelle scène romantique, merci la SNCF!

 

Arrêtez le train !!! mais personne ne bouge. L'horrible (be oui je le hais maintenant) jeune homme, à l'air ahuri, qui m'accompagne, téléphone ou talkie walkie à la ceinture, n'a pas levé le petit doigt. Et là, le sommeil me quitte pour laisser place à la colère.

 

Le chef de gare vient me voir, et me dit "vous prendrez le prochain". Le prochain passant vers 16H et donc 8H d'attente. Cette aimable proposition ne fait que renforcer Dame Colère. "Vous  vous débrouillez mais je veux rejoindre ma famille!"

 

Échange de sms avec mon mari. Le chef de gare l'appelle aussi. Pour finir nous pouvons nous retrouver à Roissy. Mais là, il nous faut attendre 1H30 le prochain TGV pour bordeaux.

 

Je déverse ma colère en arrivant et j'apprends que ma petite miss était en pleurs quand le train est parti, elle a téléphoné à sa soeur "on a perdu maman!!!". La grande, la gourmandant car trouvant cette blague bien mauvaise et fort peu crédible. Je suis bien d'accord. Tout ceci ne contribue guère à m'apaiser.

 

Ensuite le chef de gare reste tout le temps avec nous, nous installant à une cafétéria, petit déj offerts, pendant qu'elle essaie de trouver une solution, nous disant que, de toute façon, nous prendrond le TGV suivant. Reste une place "handicapé" dans ce TGV , quant à mon mari et ma fille...........pas de place fixe. Cela dépendra des mouvements des voyageurs, le contrôleur devant les tenir informés des places qui se libèrent. Avant de partir nous sommes invités à prendre sandwichs, boissons...... la SCNF se sentirait elle responsable de ce léger "incident" ?

 

Nous terminons donc ce voyage avec un peu de retard, dans des conditions plus qu'inconfortables. J'arrive crevée, toute endolorie et mets plusieurs jours à récupérer.

 

Les slogans de la SNCF changent rédulièrement, certains sont plus explicites, pertinents que d'autres.

Celui qui restera intemporel  "AVEC LA SNCF TOUT EST POSSIBLE" !!!

 

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demoisellelibellule
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 21:18

 

 

 

 

 

Envie de revenir dans la blogosphère, oui mais, en fait, je n'ai jamais eu envie de la quitter. Je n'ai pas pu y venir. Oui, j'ai été absente de la blogosphère car, tout simplement, absente de ma vie. J'ai retrouvé un texte qui aurait du être posté cet été avant ou après les vacances. Inachevé, je vais donc le terminer.

 

Il y a quelques semaines, deux mois peut-être.....tout ce dont je suis sûre c'est que c'était un samedi matin. Je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit, ce qui m'arrive de temps à autre. A 5H du mat j'ai pris un imovane (c'est un hypnotique), je me suis recouchée avec le doux espoir de dormir quelques heures, que nenni!

Je me suis relevée vers 7H pour arrêter le flux de pensées qui m'assaillent lors de mes insomnies. J'ai pris un petit déj, tranquille, ai trainé un peu et vers 8H et demie je me suis recouchée après avoir pris un xanax 0,50. Ô sacrilège !!! mais n'allons pas trop vite, je vais m'en expliquer.

 

J'ai pu dormir quelques heures. Je me réveille, essaie de me lever et me vautre face la première sur un sol jonché de médicaments ( que je ne range pas souvent, j'avoue), de livres, il y avait aussi le téléphone. Je me souviens bien de ce coquin,qui, de façon sournoise tentait une incursion dans mon gril costal.

 

J'ai attendu qu'il y ait du mouvement près de la chambre pour taper dans le mur. Help !!! Ma fille a ouvert la porte et m'a demandé s'il fallait appeler papa, ben oui! Monsieur est parvenu à me relever et le vrai cauchemar a débuté à ce moment.

 

J'étais totalement paralysée au niveau des jambes et avais une hypotonie massive. Lors de la mise en position assise je tombais tête la première comme une poupée de chiffon.

J'ai pu relater, je crois, ma nuit en constatant que j'avais un manque du mot. Je parvenais à construire mes phrases mais ne trouvais pas un mot ou en disait un autre commençant par la même lettre ou ayant la même sonorité ou encore ayant un lien avec celui que je ne trouvais pas.

 

Mon mari dut me porter, je ne suis pas lourde mais j'étais un véritable poids mort donc dur....d'autant plus que je dois monter trois marches en sortant de ma chambre pour accéder aux autres pièces.

Le soir je parvenais à « marcher » avec beaucoup d'aide et le lendemain matin même scénario mais je récupérais de plus en plus tôt dans la soirée.

Cela a duré 4 jours. J'ai pu descendre avec de l'aide le troisième jour. Mais persistait ce manque du mot.

 

Par ailleurs, amnésie quasi totale du week-end. Le dimanche soir ou peut -être le lundi, j'ai demandé de nombreuses fois à mon mari, à ma fille aînée de me raconter les deux derniers jours. J'ai fini par reconstituer ce we grâce à eux. J'avais quelques bribes de souvenirs qui m'ont aidée aussi, je crois. Difficile à dire car comment faire pour dissocier les souvenirs rapportés de mes propres souvenirs.

 

Je noircis le tableau car en fait on s'est éclatés comme des fous avec ce nouveau jeu: je débutais une phrase, cherchais un mot et à ce moment, j'avais droit à des propositions diverses. Et tout le monde participait sans se faire prier! Je pense que ma famille doit s'entraîner encore car le mot que je cherchais n'était jamais trouvé, des synonymes mais jamais MON mot. C'était exaspérant!!!. J'ai pu avoir une conversation fluide au bout d'une petite semaine. Parfois je ne disais pas le mot voulu, mais, avec un peu d'entraînement je suis vite parvenue à le remplacer par un synonyme et cela passait inaperçu mais n'était pas sans m'énerver.

 

C'est lors de cet épisode que j'ai vraiment compris ce qu'était la "perplexité anxieuse ». Mon amnésie, mon « manque du mot » m'ont laissée rapidement très perplexe. L'anxiété s'est ensuite jointe à cette dernière. Rien de plus anxiogène que l'incompréhension, pour moi, en tout cas.

 

Le 4ième jour j'ai vu ma neurologue, consultation programmée de longue date mais qui tombait à pic.

J'aime beaucoup ma neurologue. Quoi ??? je ne vais pas dire du mal d'un médecin !!!  oulala ceci prouve bien que je n'ai pas récupéré intégralement ;-).

Mon mari m'a accompagnée à cette consultation pour m'aider physiquement et surtout relater les faits ce qu'il m'était impossible de faire. Je parlais encore lentement et cherchais trop de mots. Le diagnostic fut « intolérance aux benzodiazépines ».

J'ai vécu des périodes difficiles pendant lesquelles je prenais 3 à 6 xanax 0,50 par jour. Ce samedi là un seul et paf paralysée. Il faut un début à tout me direz vous.

 

La kamikase que je suis a rapidement fait un test diagnostique. J'ai pris plusieurs xanax et.......rien. Tant mieux mais que s'était-il passé ? Cela n'a fait que renforcer ma perplexité. Au fil des jours l'anxiété s'est atténuée et a disparu. Serais-je devenue passive, acceptant cette situation? Bien sûr que non!

 

 

A ce moment ce fut étrange j'ai eu l'impression de vivre à côté de ma vie. J'ai pris une petite chaise toute de guingois pour regarder un peu ma vie. Quel étrange tableau! « Avoir envie de », « prendre plaisir à » étaient des notions qui m'étaient devenues étrangères. Déprimée? peut-être. Lasse? surement.

En fait, j'aurais du prendre une chauffeuse avec des coussins douillets car cet état a duré un moment.

 

 

Puis sont arrivées les vacances, départ apocalyptique mais je n'y suis pour rien!! Je vous conterai cela prochainement. Ce fut une véritable immersion  dans ma vie, puis ce fut fluctuant je revenais doucement.

Fin des vacances, rentrée scolaire et bilan de mon cancer. Bilan qui joue les prolongations. Et là, plusieurs options je sors mon bon fauteuil et je regarde ou je me muche sous ma couette entre deux rdv. Dans ces deux cas je subis alors je choisis la troisième option je réintègre pleinement ma vie et j'anticipe, je lutte. La vie est un éternel combat j'en suis plus que persuadée avec le besoin de souffler parfois. Si cette petite merveille de vie appelée aussi VDM ne me permet pas de souffler je peux baisser les bras. Mais je ne les baisse pas longtemps. J'ai un caractère bien trempé, je suis une battante, souvent très chiante et je ne compte pas jouer la spectatrice ou l'autruche.

 

 

Me voici donc revenue et pfiou ça fait du bien de parler ou plus exactement d'écrire.

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 18:23

 

 

 

 

 

Ainsi aurais-je du nommer mon dernier article.. En effet, je suis tombée par hasard sur cette expression.

 

"Pisser dans la perruque de quelqu'un": "se montrer désagréable avec quelqu'un". Locution qui semble géographiquement marquée (suisse romande) et vieillie.

 

Il a récidivé le vilain lors d'une consultation systématique à distance de la fin de la radiothérapie. Il a procédé à l'examen physique. Pas de ganglion, pas de nodule dans l'autre sein. Il a pris un peu de recul pour regarder mon sein reconstruit et m'a balancé " tout de même, il est moche votre sein, qui vous a opérée?". Moche?? ah bon? je n'avais rien remarqué.

 

J'ai été obligée de le revoir après la découverte d'un ganglion axillaire. J'avais parallèlement demandé un deuxième avis. Cette démarche a rendu le Dr Trash extrêmement agressif. Be oui, pourquoi consulter ailleurs quand on a la chance de pouvoir être suivie par ce médecin dont la réputation n'est plus à faire ?

Suite à ces consultations pleines d'humanité et de bienveillance j'avais demandé à ne plus voir ce Monsieur.

 

Je reviens sur une des premières consultations avec ce radiothérapeute. A  ce moment, s'est posée la question de l'irradiation ou non du creux axillaire car j'avais trois ganglions envahis. J'étais plutôt favorable à cette irradiation mais le Dr Trash m'a démontré que cela n'était pas nécessaire et que, de plus, le risque de lymphoedème aurait été nettement majoré. J'étais un peu inquiète et suis allée voir ma gynéco : "si c'est l'avis du Dr Trash..........c'est lui le radiothérapeute". Soit. 

 

J'ai été amenée, il y a  deux ans, à demander mon dossier médical. Le volume de photocopies était impressionnant. Rien n'était classé. Je n'avais pas demandé à avoir l'intégralité du dossier.  Lors du classement, j'ai pu revivre ces dernières années au travers des dizaines de compte-rendus de consultation. C'est ainsi que j'ai pu lire celui de la consultation évoquée précédemment.

 

J'ai ressorti cet écrit. "Nous avons discuté de l'opportunité de l'irradiation axillaire. Celle-ci pourrait être discutable, en effet, mais la présence de trois ganglions avec ruptures capsulaires m'ont incité à pousser un peu dans le sens de l'irradiation axillaire refusée par la patiente." La lecture de cette phrase plus de sept ans après m'a révoltée. Que faire? Rien, si ce n'est remuer la merde. Comment qualifier élégamment ce compte rendu?


 

Je conclurai ainsi:

"Cher confrère, vous qui avez pissé dans ma perruque, laissez moi en paix ou je vous chierai dans les bottes."

 

 


 


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 19:13

 

 

 

Mon premier traitement a été 3 cures de FEC 100, radiothérapie et de nouveau 3 cures . La perte des cheveux étant certaine " grâce" aux anthracyclines, j'ai choisi une perruque avant de commencer.

Dix jours après  ma première chimio la chute a débuté. Trois jours après c'était la boule à zéro. Je ne pensais que ce serait si brutal. J'ai donc mis ma perruque. Couleur, coupe identiques à mes cheveux. On ne pouvait deviner que j'avais une perruque. 

 

Pendant ma chimio j'ai consulté le Dr Trash en radiothérapie. Dans la salle d'attente j'ai vu passer un médecin. Il était 15H45, il engueulait ses secrétaires parce qu'il devait faire cours à 16H !!! J'étais là depuis 2H, il y avait encore au moins deux patients avant moi. Oups je pressentais une consultation un peu rapide et houleuse. Je connaissais également la réputation de ce médecin, le pire était à craindre. Pour une première consultation...

 

Une heure après le Dr Trash m'a reçue. C'était dans une pièce aveugle éclairée par des néons. Rétrospectivement je trouve que ces bureaux sont sinistres.

Je fus surprise par ce premier contact, le Dr Trash a presque été aimable, enfin, ceci est relatif car il peut vraiment malmener des patients. Consultation de dix minutes. Oui,oui il a pris son temps malgré ce retard et retard est un euphémisme. En fin de consultation le Dr Trash m'a regardée........et dit "votre perruque brille drôlement à la lumière artificielle!".

 

Pas facile le port d'une perruque. Le jour sur la tête avec quelques démangeaisons, la crainte qu'elle soit toujours mal mise et dès qu'il y a un peu de vent peur, irrationnelle je sais, de la voir s'envoler. Cheveux au vent.......

Et le soir je l'enlevais, surprise systématiquement. Paradoxalement pas par l'absence de cheveux. Lorsque je la mettais le matin j'avais l'impression d'être un clown, je vivais très mal cette alternance "boule à zéro"-perruque.

 

Et après un tel commentaire cela relevait de l'exploit.

 

Merci Dr Trash !!

 

Ceci est une mise en bouche car il a fait bien pire ce charmant médecin.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 13:16

 

   

 

 

Ou comment j'ai atterri, seule à 2H du mat, sur le bord d'une route.

 

 

Je pense être une patiente, très patiente et conciliante. J'ai appris que s'énerver n'était qu'une vaine dépense d'énergie, énergie qui est très précieuse et donc à consommer avec modération. De plus, ça irrite les soignants, qui en général déplorent aussi les dysfonctionnements, et sont beaucoup moins agréables avec les patients grognons.

Le mois de mars était particulièrement chargé. Bilan de mon cancer: scanner, IRM, TEP scan, trois hospi de jour et un déplacement à Urovillers  (trois de heures de route). Programme assez lourd que j'abordais cependant avec sérénité.

 

 

Je vous ai conté mon arrivée en chirurgie thoracique. J'avais trouvé ça cocasse, tout ce que je désirais était d'être au bloc à 8H. Je suis rentrée fatiguée car en manque de sommeil et chirurgie un peu compliquée. C'était un mardi. Et il y a eu le mercredi! Jusqu'à présent pas de panique, quoi de plus normal qu'un mercredi faisant suite au mardi.


  Ce soir là les douleurs avaient nettement diminué. Vers 22H30 je m'apprêtais à m'enfouir dans mon lit et regarder à la télé, un peu de détente c'est pas mal parfois. Juste avant une petite hydratation des pieds et des mains pour essayer de parer au "syndrome main-pied" dû à ma chimio. Je vois alors mon mollet gauche, ce coquin, un peu trop gros à mon goût. Je compare, il est effectivement très oedématié, moins souple que le droit.

 

Antécédent de phlébite et chir récente , une nouvelle phlébite ne peut être écartée que par un doppler. Je vais donc aux urgences. Et ce en ambulance mon mari étant obligé de rester avec notre fille qui était endormie.

Quasiment personne, cool. Urgences un peu particulières car les patients y sont dirigés après "entretien" avec le médecin du SAMU, elles n'accueillent quasiment que le vasculaire et l'urologie. Je vais immédiatement dans un box. Je dois me dévêtir pour mettre une superbe "blouse" aux tons pastels, résultat de multiples lavages. Je m'installe, ensuite, un infirmier vient me faire un ECG, et me dit que dans le meilleur des cas je pourrai repartir vers 1H car il faut attendre 1H à 1H et demie pour récupérer le bilan sanguin. Je lui dis simplement que le bilan sanguin ne sera peut-être pas nécessaire.

 

Le médecin arrive, je le connais pour l'avoir "vu" à deux reprises en oncologie. Examen rapide: doppler nécessaire. J'ai la chance de faire ce doppler environ un quart d'heure après. Pas de phlébite. Pas de bilan sanguin. Il est à peine minuit, super je vais rentrer tôt. Un infirmier bienveillant me demande si j'ai une préférence concernant l'ambulance. Je lui dis de faire au mieux.

Une ambulance arrive rapidement, mon nom est cité. Je me dépêche de m'habiller, m'assois sur le bout d'un brancard et j'attends. Oui, oui je suis une chanceuse, je sais.

 

Une demie heure passe, je demande à l'infirmier ce que fait l'ambulance. "Elle va arriver." Entre minuit et 1H40 du matin j'ai demandé, de façon courtoise, trois fois si l'attente allait être longue encore. "L'ambulance arrive" m'a t-on répondu à chaque fois en précisant la dernière fois que les ambulanciers effectuaient un transfert.  Quelques minutes après ma dernière demande, j'y retourne. trois soignants bavardaient dans le couloir, il n'y avait pas d'autre patient, les médecins étaient allé se coucher, les veinards! 

Mais quel est donc ce transfert? J'apprends que la destination est "Brinvillers" qui est à au moins 1H15 voire 1H30 de l'hôpital, soit trois bonnes heures d'attente et là mon sang n'a fait qu'un tour! Les soignants savaient pertinemment que je ne pourrai pas repartir avant 3H du mat dans le meilleur des cas. Ils pouvaient me proposer d'appeler une autre ambulance ou un taxi. mais non, il m'ont laissée dans ce box sur mon bout de brancard à attendre.

Je me suis emportée. C'est la première fois que je m'insurge ainsi contre les soignants. Quand je les ai interpellés, l'un ne pouvait cacher sa jouissance, quant à l'autre il me dit de façon goguenarde que je les avais laissés choisir l'ambulance. Et là je leur ai dit que c'était dégueulasse et que je partais.

 

C'était de la maltraitance à l'état pur. J'étais épuisée car en manque de sommeil, avec une chir récente qui avait été un peu douloureuse et accessoirement aussi parce que j'ai cancer toujours actif et une sclérose en plaques qui, elle aussi, s'exprime. J'ai un périmètre de 50 à 100 mètres selon les jours avec des troubles importants de l'équilibre.

 

Et ces messieurs, qu'on appelle soignants, m'ont laissée partir. Je suis parvenue difficilement jusqu'à la sortie de l'hôpital. Je suis passée devant la guérite marchant difficilement et surtout titubant. Pensez vous que le gardien a été informé, lui demandant de ne pas me laisser sortir? Que nenni! Je marchais comme si j'avais été totalement ivre. Même sans être prévenu ce gardien aurait du venir contrôler mon identité et s'enquérir de ce que je faisais là. Non plus! Sûrement était-il très occupé devant un écran quelconque. Je me suis donc retrouvée hors de l'hôpital, j'ai fait une vingtaine de mètres et ne pouvant plus marcher je me suis effondrée sur l'herbe au bord de la route.

 

Effondrée dans tous les sens du terme. J'étais assise à 2H du mat sur le bord d'une route de campagne, en pleurs. Tout ceci ne me correspond pas mais je me suis sentie agressée, et totalement abandonnée dans un centre de soins! C'est mon mari qui est venu me chercher, je lui avais dit que je quittais le service. Il est rapidement parti en laissant un mot à la miss en cas de réveil. 

C'est l'évènement qui m'a le plus "abîmée" et j'ai continué mon bilan de façon beaucoup mois sereine. Ce fut une expérience traumatisante pour moi, certes, mais pour mon mari également totalement dépité de me trouver ainsi.

Cela fait au moins 3 semaines et je peux en parler maintenant. J'ai découvert le sentiment d'abandon. Je me serais bien passée de tout cela.


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demoisellelibellule
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  • : Sois patient et tais toi
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  • : Endroit où peuvent être mis des mots sur les maux, la détresse parfois dans ce monde médical déshumanisé aux multiples dysfonctionnements.Tout ceci du côté du médecin mais surtout du patient que je suis malheureusement aussi. Mon désir est de pouvoir en parler avec humour parfois même si la colère est souvent présente , je l'avoue, trahie par mon avatar. Partager également des "trucs et astuces " avec vous pour mieux vivre certains symptômes ou traitements
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